Covid-19 : la vaccination commence en France et les EHPAD de Martinique se préparent

Par 28/12/2020 - 08:06 • Mis à jour le 28/12/2020 - 07:49

La campagne de vaccination contre le Covid-19 commence en France. Les premières injections ont été faites hier dimanche 27 décembre dans l'hexagone à Sevran et Dijon, où les résidents d'EHPAD et leurs soignants ont reçus le traitement. Sur l'île, les doses seront reçues dans les prochaines semaines. Les EPHAD commencent donc à informer leurs résidents et leurs familles ainsi que leur personnel, et des réticences se font sentir.

    Covid-19 : la vaccination commence en France et les EHPAD de Martinique se préparent

Ce début de campagne de vaccination a été salué par le président de la République, Emmanuel Macron. "Nous avons une nouvelle arme contre le virus: le vaccin" a écrit le chef de l'Etat sur Twitter. Les EHPAD de Sevran et de Dijon ont ainsi entamé les vaccinations hier dimanche 27 décembre.

Ces vaccins, gratuits et non obligatoires, devraient arriver dans les prochaines semaines en Martinique. Les premiers patients à recevoir leurs doses seront également les soignants et les personnes âgées ou fragiles.

Dans ce contexte, les EHPAD ont initié la diffusion d'informations sur le sujet auprès des résidents et de leurs familles. A l'EHPAD Bethléem de Terreville, le personnel a commencé à alerter les résidents en passant de chambre en chambre, à écrire à leurs familles, mais également à se réunir autour de ce thème.

"Nous avons écrit aux familles, et avons fait le point avec les résidents, pour avoir leur consentement ou non pour ce vaccin. On a fait la même chose pour le personnel. Il appartient maintenant aux familles de faire remonter leur décision à l'établissement, pour que nous alertions l'ARS, et qu'elle mette en place la vaccination", explique Christian Littré, directeur de l'établissement Béthléem de Terreville.

Mais pour le moment, il y a encore beaucoup de réticences à recevoir les doses de vaccins.

"L'état d'esprit est partagé en ce moment : les familles penchent plus vers le refus ; les résidents hésitent, et le personnel de soin se questionne beaucoup. Tout le monde s'interroge sur la rapidité de ce vaccin, car on entend parler de la mutation de ce virus. Or si ce virus mute, l'efficacité de ce vaccin va-t-il demeurer intact dans quelques semaines ou quelques mois ?", rapporte le directeur.