Aucun accord trouvé entre taxicos et Conseil Général.

Par • Mis à jour le 11/06/2015 - 14:02

C'est un dossier très épineux pour le Conseil Général de Martinique. La réunion d'hier soir n'a abouti à rien, si ce n'est à une nouvelle date de réunion la semaine prochaine. Pas de grèves programmées, mais la menace pèse toujours.

    Aucun accord trouvé entre taxicos et Conseil Général.
Les difficultés avaient démarré lundi avec le blocage de l'autoroute par l'USET de Richard Marie-Reine. Une réunion était prévue hier au Conseil Général entre les syndicats des entrepreneurs du transport et l'éxecutif départemental. Elle a duré 2h30, mais n'a abouti à rien de concret. Les exigences des syndicats sont trois fois plus élevées que l'offre du Conseil Général : Les transporteurs réclament près de 180 000 euros par cessation pour le syndicat de Richard Marie Reine et environ 270 000 euros pour celui de Jerry Emiona. Le Conseil Général de son côté propose une enveloppe tournant aux alentours des 76 000 euros. Les deux parties ont établi de se revoir une fois par semaine pour tenter de parvenir à un accord sur le montant des indemnités que percevra chaque chauffeur.

Gerry Emiona, représentant syndical, estime que la collectivité a abusé de son autorité : "Ils nous ont fait faire un transport public par des petits transporteurs privés. Ce qui veut dire que nous avons beaucoup de peine à rentabiliser nos petites entreprises et à pouvoir payer nos cotisations. Normalement tout ce qui est public est subventionné, et nous n'avons pas bénéficiés de ces avantages. Aujourd'hui le Conseil Général veut réformer le transport, mais on ne peut pas mettre des transporteurs à la rue!"

Du côté du Conseil Général, la présidente Josette Manin a réagi :"Nous avons besoin de ces transporteurs pour les intégrer dans ce nouveau dispositif. Il y a une convention déjà prolongée qui arrive à terme, et nous étudions avec eux un nouveau mode juridique. Mais nous avons besoin d'eux pour l'arrivée du TCSP en janvier 2016. J'espère qu'ils seront raisonnable et que nous arriverons à un point d'entente, même si cela va être difficile."

Thibault Rodrigue