Grève CFTU : la direction du travail devra trancher sur la nature du mouvement

Par • Mis à jour le 18/11/2018 - 09:40

Le mouvement social qui paralyse le réseau de transport urbain de la CACEM dure depuis 9 jours. Droit de retrait ou grève, c'est l'inspection du travail qui devra trancher sur la nature d'un conflit particulièrement impopulaire.

    Grève CFTU : la direction du travail devra trancher sur la nature du mouvement

Voilà 9 jours qu'aucun bus ne circule sur le réseau de transport urbain de la Cacem. Il en va de même pour les BHNS du TCSP. Les milliers d'usagers quotidien sont donc contraints à la débrouillardise.

Une débrouillardise teintée de colère tant le conflit que ce soit dans sa forme ou sur le fond révolte les voyageurs et l'ensemble de la population.

Initialement lancé en soutien à une collègue sous le coup d'une procédure de licenciement pour raison disciplinaire, la mobilisation des chauffeurs soulèvent une interrogation majeure ? S'agit-il d'une grève ou d'un droit de retrait ? 

À la première question, le syndicat SUD majoritaire à la CFTU répond qu'il s'agit d'un droit de retrait. Dans un courrier transmis au début du mois à la direction, ils mettent en avant la dégradation de certains véhicules qui n'ont pas été remis en état par l'entreprise. Sauf que lors de la conférence de presse qui s'est tenue mardi matin les représentants syndicaux et l'avocat de la salariée ont surtout évoqué le cas de cette dernière et la non opposabilité du règlement intérieur à sa situation.

Du côté de la direction, on estime que ce droit de retrait n'est pas justifiée et qu'il s'agit d'une grève qui ne dit pas son nom. Par ailleurs, les dirigeants de la CFTU rappellent que la salariée sous le coup d'une procédure de licenciement a fait l'objet de plusieurs procédures disciplinaires concernant son comportement. 

Après un premier round de négociations infructueuses puis une joute médiatique par conférences de presse interposées, les deux parties se sont rencontrées vendredi soir lors d'une réunion du CHSCT. Aucune piste de sortie de crise n'a émergé de cette réunion.

C’est la direction du travail qui devrait donc trancher sur la légalité ou non  de ce droit de retrait qui dure depuis une semaine et qui pénalise les usagers du réseau mozaik.