Grève à la clinique Sainte-Marie : vers un durcissement ?

Par • Mis à jour le 20/02/2017 - 21:00

Mis à jour le 20/02/2017 à 16:28 - Le personnel soignant de la clinique Sainte-Marie est toujours en grève après six jours de mobilisation. Il revendique de meilleures conditions de travail et une augmentation de la prime mensuelle. La direction du groupe Kappa ne souhaite pas pour l’instant accéder à leurs demandes. Les grévistes de leur côté promettent un durcissement de leur mouvement.

    Grève à la clinique Sainte-Marie : vers un durcissement ?
L’entrée de la clinique Sainte-Marie est toujours bloquée.

Depuis six jours, le personnel médical est en grève et la situation n’a que peu évoluée. Les grévistes restent sur leurs positions. Ils souhaitent toujours de meilleures conditions de travail. Catherine Léxée, aide soignante au bloc opératoire, fait partie des grévistes.

"Il est inacceptable que les patients payent une chambre de luxe à 75 euros par jour alors qu’il n’y a pas le minimum" regrette-t-elle.
Quand un patient vient pour se faire opérer, le minimum c’est d’avoir de l’eau chaude. Il y a plusieurs patients qui ont rouspété la semaine dernière et qui sont partis sans payer".

Ce n’est qu’un des exemples pris par les grévistes pour asseoir leurs positions. Autre revendication qui n’a pas été satisfaite, l’augmentation de la prime mensuelle (dite prime DOM). Ils réclament trois cent euros.

La direction du groupe Kappa propose une revalorisation mensuelle de cette prime de vingt euros (20) alors que son montant actuel est de soixante euros (60). Ce qui porterait la prime DOM à quatre-vingt euros (80) après revalorisation.

Philippe Pierre-Charles, secrétaire général CDMT déplore l’attitude de la direction.

Afin de trouver un dénouement rapide à ce conflit, une délégation de grévistes accompagnée d’un représentant de l’Agence Régionale de Santé (ARS) a été reçue par le directeur de cabinet du préfet ce lundi 20 février en fin de matinée.

En l’état actuel des choses, le secrétaire général de la CDMT avance une possibilité. Selon lui, le personnel pourrait se porter actionnaire ou associé et ainsi créer une coopérative.



La direction du groupe Kappa n’a pas souhaité réagir. Le directeur laisse entendre qu’il préfère régler les problèmes en interne avec le personnel soignant.

Xavier Chevalier et Pascal Michaux