La grève à la CSTM suspendue pour une journée

Par • Mis à jour le 26/01/2016 - 13:02

Plus de 300 militants affiliés à la CSTM étaient mobilisés ce lundi. Les secteurs du BTP, commerce, industrie, santé étaient représentés. La CSTM déplore des employés en souffrance, une inégalité dans les salaires et surtout des patrons qui ne payent pas ! La liste des revendications est longue.

    La grève à la CSTM suspendue pour une journée
La CSTM avait lancé - la semaine dernière - un appel à la grève générale pour ce lundi 25 janvier 2016 et ce dernier a été entendu par plusieurs militants. Ce lundi, une délégation de la CSTM conduite par le porte parole Bertrand Cambusy s'est dans un premier temps rendue au siège de la CACEM; pour cette rencontre les deux parties ont privilégié le dialogue social et la discipline. Le secrétaire général de la CSTM a pris la parole dans le hall d’accueil de la CACEM et au cours de son allocution ils a évoqué plusieurs problèmes : le conflit à la fourrière, les transports CFTU, co et sous traitants.

Le président de la CACEM Athanase Jeanne-Rose leur à promis de s’attaquer à ces dossiers. Ce mardi après-midi à 14H30, la CACEM invite une délégation de la CSTM à continuer le dialogue autour d'une table; la fourrière et les transports seront les sujets principaux de cette réunion. "L'Etat doit prendre ses responsabilités, nous aussi nous allons prendre nos responsabilités. Je crois que de part et d'autres il y a des blocages", a indiqué Ahtanase Jeanne-Rose - le président de la CACEM - faisant là référence à la situation extrêmement tendue qui perdure à la fourrière de Mangot Vulcin.

Après l'arrêt à la CACEM, les grévistes ont fait un tour de ville de Fort-de-France avec une pause devant le palais de justice pour dénoncer la "justice coloniale"; puis ils ont mis le cap sur la préfecture et une délégation CSTM a été reçue par le secrétaire général et un représentant de la DIECTTE; la rencontre à duré deux heures, laps de temps durant lequel le sujet de la fourrière et les contrôles aux entreprises ont été abordés. L’Etat s’est également engagé a travailler sur ces dossiers.

A 15 heures, les militants se sont dirigés vers la CTM à plateau Roy. Ils se sont installés dans la salle des délibérations (Camille Darsière) et ils ont patienté un bon moment avant que Daniel Marie-Sainte, le porte parole de la Collectivité Territoriale de Martinique - qui était retenu en commission d’appel d’offres - ne soit en mesure de les recevoir.

La CSTM s'est rassemblée ce lundi soir à la maison des syndicats pour décider de la suite à donner à leur mouvement, la décision a été prise de suspendre ce dernier pour une journée.

Audrey Ollon et Pascal Michaux