Les sous-traitants du réseau Mozaïk sont en colère (et bloquent les bus)

Par • Mis à jour le 03/04/2018 - 09:58

Quasiment aucun bus ne roule sur le réseau Mozaïk ce mardi matin (3 avril 2018). Cette fois-ci ce sont les transporteurs sous-traitants du réseau qui sont mobilisés. Ils refusent la réorganisation du réseau et leur exclusion de facto.

    Les sous-traitants du réseau Mozaïk sont en colère (et bloquent les bus)

Les entreprises sous-traitantes du réseau Mozaïk sont en colère. Écartées du futur marché qui a pris effet le 1er avril 2018, ils ne comptent pas en rester là. Réunis en groupement sous le nom « Sotranscoop » ils ont attaqué les conditions d’attribution du marché et ont été déboutés par le tribunal administratif. Mais ils ont annoncé qu’ils iront en cassation.

Ces chauffeurs/entrepreneurs du réseau, estiment qu’après 30 ans de bons et loyaux services, des investissements conséquents, l’histoire ne peut s’arrêter ainsi. Après avoir durant des années acceptés de rouler à des coûts de revient très bas, ce schéma de fonctionnement aurait entraîne des situations financières plus que précaires aujourd’hui pour l’ensemble des chefs d’entreprises…

Ils s’appuient sur un audit de 2015, commandé par la CACEM, qui met en exergue justement les difficultés de nombre de sous-traitant. Ces professionnels du transport s’attendaient donc à une indemnité conséquente d’aide à la cessation d’activité. Mais au contraire, ils se voient aujourd’hui écarter des marchés et sans activités. Une situation inacceptable.

"Si vous me donnez un marché en dessous du coût de revient et qu'il y a un audit qui le confirme. Et que vous me donnez un courrier qui dit que suite à cet audit qui dit la vérité que vous allez nous aider à partir ou à rester mais que vous ne le faites pas. Finalement vous lancez un nouveau marché, c'est une façon de nous donner un coup de balai", lance Michel-Jean Pognon, président de Trans’capital, un sous-traitant du réseau.

Ces sous-traitants dénoncent en outre l’empressement de lancer ce marché en fin d’année dernière. Et même s’ils ont perdu devant le tribunal la première bataille, ces sous-traitant sont désormais mobilisés. Depuis tôt ce matin, ils paralysent la quasi totalité du réseau. Seules neuf lignes sur les soixante que compte le réseau.

Les employés de ces sous-traitants, accompagnés par la CSTM sont eux aussi entrés en grève ce mardi matin (3 avril 2018). Ils demandent des clarifications sur la nouvelle organisation du réseau de transport urbain.

La liste de 9 lignes en fonction :