Une nouvelle plainte contre une cadre de l'UFM

Par 20/10/2021 - 07:40 • Mis à jour le 20/10/2021 - 07:38

Une autre plainte a été déposée contre une cheffe de service de l'Union des Femmes de la Martinique. Hasard du calendrier, c'est aujourd'hui que le conseil des prud'hommes se penche sur une première plainte révélée par RCI.

    Une nouvelle plainte contre une cadre de l'UFM

Le conseil des prudhommes se penche ce mercredi (20 octobre 2021) sur l’affaire de harcèlement moral à l’Union des femmes de Martinique. Une ancienne assistante de direction accuse sa chef de service de l’époque de lui avoir infligé des brimades la poussant à prendre un arrêt maladie.

Elle aurait à maintes reprises signalé les faits au conseil d’administration de l’UFM. Des faits qui ne seraient pas isolés. Une autre salarié, en 2017, avait alerté et obtenu que la mise en cause change de fonction au sein de l’association féministe et n’ait plus à encadrer du personnel.

Mais quand cette ancienne salariée, a entendu sur RCI,  que la chef de service avait récidivé, elle a décidé de porter plainte également. Pour  elle, il faut que ça cesse.

"J'ai décidé de déposer plainte suite à la première plainte dont on a parlé sur les ondes. À l'époque, j'avais alerté mes supérieurs hiérarchiques sur plusieurs points", explique celle que nous appellerons Christiane pour préserver son identité.

"J'avais dénoncé l'ambiance malsaine qu'il y avait et le harcèlement qu'on subissait. Je n'étais pas la seule. Des traces écrites existent", précise-t-elle.

"De voir que cette personne est toujours à l'association, qu'elle continue de harceler des gens et de faire du mal et qu'en plus on puisse dire que c'est faux, cela me dérange. Il faut vraiment que ça se stoppe, surtout dans une association d'aide aux victimes", s'indigne Christiane.

Elle précise qu'il ne s'agit pas d'une vendetta contre l'Union des Femmes. "Maintenant on peut très bien faire partie d'une association et militer et se rendre compte qu'il y a un dysfonctionnement au sein de sa structure et faire le nécessaire pour les salariés et les adhérents se sentent en sécurité", observe Christiane.

En fonction des éléments relevés par le tribunal, cette affaire pourrait connaître également un volet pénal.

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