Votre commune préfère payer une amende ou respecter la loi SRU ?

Par 28/04/2016 - 20:18 • Mis à jour le 28/04/2016 - 20:18

La loi de la Solidarité et de Renouvellement Urbain oblige chaque commune a disposer d’un certains pourcentage de logements sociaux. Si celui-ci n’est pas respecté, les maires sont obligés de payer une amende. En Martinique, une vingtaine de ville ne respectent pas cette loi. Thierry Repentin, Délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat est de passage sur notre île. Il vient proposer des solutions afin d’améliorer les choses.

    Votre commune préfère payer une amende ou respecter la loi SRU ?
La loi de la Solidarité et de Renouvellement Urbain (SRU) consiste à ce que chaque commune dispose d’un certains pourcentage de logement sociaux.
Dans l’hexagone le montant des pénalités prononcées l'an dernier à l'encontre des villes ne respectant pas la loi SRU est de 50 millions d’euros contre 30 millions en 2014. Cette pénalité infligée par les préfets peut même être multipliée par cinq (mais plafonnée à 7,5 % des dépenses de fonctionnement de la commune) si le maire fait preuve de mauvaise volonté.

Quelle est la tendance en Martinique ? Les maires jouent ils le jeu ou payent ils des amendes ?
Afin de maintenir la dynamique générée par la signature du Plan Logement Martinique (PLM), les services de l’État ont souhaité dépasser le simple diagnostic commun et les engagements individuels associés en mobilisant tous les partenaires autour d'engagements partagés, collectifs et ambitieux. Il s'agissait ainsi de définir une véritable stratégie du logement tant au niveau des ambitions que des actions opérationnelles. Mais en Martinique près d’une vingtaine de communes ne respectent pas la loi SRU (Loi de la solidarité et de renouvellement urbain), les obligeant à avoir un minimum de logements sociaux sur leur territoire. La ville de Shoelcher par exemple a payé l’an dernier 100 000 euros.

Sur notre île, 700 logements sociaux ont été construits l’an dernier soit 200 de plus qu’en 2014. Mais c’est encore trop peu par rapport au nombre de demandeur, en effet 12 000 familles sont en attente d’un toit.

Thierry Repentin, Délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat est venue examiner la situation en Martinique.
Il va profiter de son séjour pour faire le point avec les élus sur la nécessité de combler le retard dans la construction de logement sociaux.



Maurice Bonté, le président de l’association des maires répond a la question de Jean-Marc Pulvar : "Quelle est donc la tendance chez nous : Construire le logement ou payer l’amende ?"



Alain Mounouchy, le directeur général de la Société Immobilière de la Martinique (SIMAR), revient sur les difficultés rencontrées par les bailleurs sociaux pour la construction de ces logements.



Xavier Chevalier et Jean-Marc Pulvar