"72% des martiniquais trouvent qu'il y a trop de grèves en Martinique"

Par • Mis à jour le 29/01/2016 - 14:58

"Conflits sociaux et répercussions dans la vie quotidienne : ce qu’en pensent les Martiniquais " c’est le titre de l’enquête réalisée par Ipsos Antilles pour Contact-Entreprises.

    "72% des martiniquais trouvent qu'il y a trop de grèves en Martinique"
Le sondage a été réalisé sur un échantillon de 500 martiniquais âgé de 15 ans et plus et résidant de manière permanente sur l’île.Les résultats de cette enquête ont été présentéshier jeudi 28 janvier 2016 au Lamentin. De manière générale, il en ressort que pour 93% des Martiniquais interrogés, le droit de grève est un droit fondamental, mais 72% d'entre eux considèrent qu’il y a trop de grèves en Martinique.De plus, une très large majorité des personnes interrogées est partisane de mesures d’encadrement et de régulation en cas de grève.

L'enquête détaillée

Alors que ressort-il de cette enquête ? "Il en ressort que les martiniquais sont très attachés au droit de grève puisque 93% d'entre eux rappellent que c'est un droit constitutionnel. Par ailleurs ils demandent qu'il y ait plus de régulation de la grève et moins de répercussion au niveau de la vie quotidienne. 72% des martiniquais trouvent qu'il y a trop de grèves en Martinique. On a par exemple près de 9 martiniquais sur 10 qui pensent qu'il faut instaurer un service minimum lors d'une grève dans certains secteurs. Près de 8 martiniquais sur 10 pensent que l'accès à l'entreprise doit être garanti pour les non grévistes et 3/4 des martiniquais sont favorables a une intervention des pouvoirs publics et des politiques pour garantir la liberté de la circulation ", a indiqué Lucie Manuel, vice-présidente de Contact-Entreprises.

Il y a-t-il une différence entre les grèves dans l’Hexagone et les mouvements sociaux aux Antilles ? Selon Lucie Manuel c'est surtout la configuration de notre territoire qui fait toute la différence."Il y a des blocages en France metropolitaine comme en Martinique. Il est vrai que lorsque les blocages interviennent sur notre territoire où il y a un axe routier principal c'est sûr que ça a tout de suite une répercussion beaucoup plus pénalisante en Martinique puisque c'est tout le fonctionnement de l'île qui s'arrête", a t-elle expliqué. Elle a également indiqué que désormais le blocage est "un réflexe qui a été associé à la grève".

Audrey Ollon et Clara Vincent