Cérémonie d'hommage à la préfecture pour Stéphanie Monfermé

Par 30/04/2021 - 15:24 • Mis à jour le 30/04/2021 - 15:22

Le préfet et les représentants des forces de l'ordre se sont recueillis ce matin, une semaine jour pour jour après le tragique attentat à Rambouillet, dans lequel une fonctionnaire de police, Stéphanie Monfermé, mère de famille de 49 ans, a été assassinée.

    Cérémonie d'hommage à la préfecture pour Stéphanie Monfermé
© CC / RCI Martinique

Une cérémonie d'hommage a eu lieu ce vendredi matin, au sein de la préfecture de la Martinique à Fort-de-France. Elle se tenait en mémoire de Stéphanie Monfermé, cette fonctionnaire de police tuée dans un attentat à Rambouillet, la semaine dernière. Mardi dernier, déjà, les forces de l'ordre s'étaient recueillis en hommage à leur consœur, tuée parce qu'elle portait l'uniforme.

Cette fois-ci, les représentants des forces de l'ordre et les fonctionnaires du ministère de l'Intérieur étaient rassemblés dans la cour de la Préfecture, en présence de Stanislas Cazelle. Pour le préfet de la Martinique, il s'agit d'abord de respecter la mémoire de cette collègue, mais aussi pour tous les fonctionnaires :

Le message de cette commémoration, c'est d'abord la mémoire, se souvenir de cette collègue, c'est aussi dire que jamais on accepte cette agression des services publics, quels que soient les services publics. Le service public, ce sont les personnes qui consacrent leur vie au service des autres, et nous devons à la fois le respect, la protection et aussi la sécurité.

Sur place, les représentants des policiers ont tenu a affiché leur solidarité. « Aujourd'hui, c'est toute la police nationale qui est en deuil » explique notamment Guillaume Mauger, directeur de la sécurité publique :

On n'espère pas que ce type de faits soient banalisés, mais force est de constater que nous avons de plus en plus à faire à des individus qui commettent ce type d'attentats, et donc nous sommes en train de réfléchir pour prendre des mesures afin de sécuriser encore un peu plus nos commissariats et hôtel de police.

Un écho à l'hommage national


Cette cérémonie faisait écho à l'hommage national qui était rendu ce mercredi à Rambouillet en l'honneur de Stéphanie Monfermé, et présidé par le chef du gouvernement. Elle a "été assassinée parce qu'elle était au service de la France" a notamment déclaré le Premier ministre, Jean Castex.


Mère de famille de 49 ans, en poste depuis 28 ans au commissariat de Rambouillet comme agente administrative, Stéphanie Monfermé "incarnait aux yeux de cet homme dont je me refuse à prononcer le nom, la police française et donc l'autorité de l’Etat", a poursuivi M. Castex, tout près de l'hôtel de police où l'assaillant avait surgi le 23 avril et tué de deux coups de couteau la fonctionnaire.


Le rassemblement se tenait  sur une vaste esplanade de cette ville des Yvelines située à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris.


"Elle était dotée d'un caractère heureux et serviable, ce qui fait du bien dans le quotidien souvent difficile", a encore relevé M. Castex, avant de s'incliner devant le portrait de Stéphanie Monfermé qui avait été solennellement apporté par des policiers en uniforme. La Légion d'honneur lui a été remise à titre posthume.


La cérémonie, organisée au lendemain des obsèques privées auxquelles Emmanuel Macron avait assisté, s'est achevée avec le morceau "It's a heartache" de Bonnie Tyler.

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