Ces pères qui luttent pour leurs droits parentaux

Par 19/06/2020 - 08:31
01/01/2020 - 00:00

En France les chiffres de l’INSEE montrent qu’ils obtiennent de plus en plus de gardes alternées. Mais pour les pères séparés, exercer ses droits parentaux peut être un vrai parcours du combattant.

    Ces pères qui luttent pour leurs droits parentaux

« Nous ne sommes pas des voyous, on veut juste élever nos enfants dans l’amour, dans le respect ». Sébastien est séparé de sa compagne depuis plus d’un an. Ensemble, ils ont eu des jumelles. Au début, ils avaient trouvé un terrain d’entente pour qu’il voie ses enfants quand il le désirait. Mais les relations ont fini par se tendre. Il n’a alors plus vu ses filles que le samedi de 8h à 19h. Puis la justice a tranché et a réduit sa visite d’une heure. Une déception pour ce jeune père mais il profite de chaque instant avec ses filles : « c’est ma force, c’est ma grande motivation, ce sont mes filles et donc je ne vais pas baisser les bras », confie-t-il à RCI.

Comme lui, ils sont nombreux à se battre pour exercer leurs droits parentaux. A l’APAPAM, l’Association des Papas de Martinique qui existe depuis un an, ils sont déjà une soixantaine. Grâce à ce réseau, ils bénéficient de conseils d’avocats comme Maître Audrey NICOLAS. « Ils pensent que la justice sera toujours du côté de la maman. Je crois que le juge aux affaires familiales va rechercher de plus en plus l’intérêt de l’enfant. S’il estime que l’intérêt de l’enfant est de vivre avec son père, il va confier la garde de l’enfant au papa avec un droit de visite et d’hébergement pour le papa». Et cela se vérifie dans les chiffres. Entre 2010 et 2016, selon l’INSEE, le nombre d’enfants placés en garde alternée en France a doublé. La place du père semble donc de plus en plus reconnue par les magistrats. « L’enfant a besoin de vivre ou en tout cas d’avoir des contacts ou des relations avec ses deux parents. Alors c’est difficile quand on ne s’entend pas mais je pense qu’il y a moyen, dans l’intérêt de son enfant, de trouver des compromis et des arrangements pour que l’enfant puisse profiter de son papa et de sa maman » explique Maître Audrey NICOLAS, avocate au barreau de Paris.

Pour la fête des pères, Sébastien devrait pouvoir passer la journée avec ses filles aujourd’hui âgée de 2 ans. Il a également droit à un noël sur 2. Une réglementation stricte qui évoluera à partir de leurs trois ans. Sébastien s’y astreint et s’implique dans la vie de ses enfants. Faute d’information suffisante de son ex-compagne, il est en contact direct avec la crèche pour suivre leur progrès. Une structure qui lui prodigue aussi des conseils et des recommandations. Mais pour ce jeune père, l’éducation doit se faire à deux. « Je respecte le rôle de mon ex-compagne, elle fait bien son rôle de maman, il faut juste qu’elle comprenne que les filles ont besoin d’un père ».

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