Fêtes de fin d'année : le respect des gestes barrières est plus important que les tests volontaires

Par 15/12/2020 - 12:06
01/01/2020 - 00:00

La Martinique s'apprête à vivre des fêtes de fin d'année particulières. La population est tiraillée entre l'envie de se resocialiser après un deuxième confinement et la nécessité de lutter toujours contre le covid-19. Les scientifiques l'assurent, le respect des gestes barrières est primordial.

    Fêtes de fin d'année : le respect des gestes barrières est plus important que les tests volontaires

A l'approche des fêtes de fin d'année, des Martiniquais envisagent de faire un test avant de rejoindre leur famille. Mais est ce une bonne solution ?

Certains pensent qu'une fois testés, ils pourraient célébrer les réveillons comme avant le covid-19 et renouer avec la proximité sociale et physique qui caractérise cette période de l'année.

Les professionnels de santé rappellent que cette initiative n'a pas d’intérêt majeur et surtout ne doit pas empêcher de respecter les gestes barrières.

"Les tests antigéniques ne sont pas recommandés pour ce type d'application, avant les rassemblements. C'est plutôt contre-productif. Les tests antigéniques peuvent être faussement négatifs. Du coup on arrête de prendre les précautions alors que c'est tout le contraire qu'il faut faire", explique le professeur André Cabié, chef du service infectiologie au CHUM.

"Il faut vraiment les appliquer les gestes barrières durant les fêtes" insiste-t-il.

Notre île n'est pas à l’abri d'une 3ème vague s'il y a un relâchement des mesures barrières pendant les fêtes. D'autant plus au regard de l'afflux de touristes qui devrait croître dans les jours à venir.

"Le virus circule en Martinique mais aussi beaucoup dans l'Hexagone. Toutes les personnes qui viennent de là bas sont à risque d'être en incubation. Il faut un test au départ et un test 7 jours après l'arrivée. Il faut aussi éviter les rapprochements trop importants avec ces personnes et lors des rassemblements familiaux avec ces personnes", prévient le professeur André Cabié.

Il faut se le dire, l'insouciance ne reviendra pas avant 2021.

Le reportage d'Isabelle Hamot :

 

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