Le bar de Sainte-Luce, le Yes Week-End fermé pour un mois

Par • Mis à jour le 18/08/2016 - 19:27

Le bar Yes Week-End situé à Gros-Raisin à Sainte-Luce est fermé pour un mois. C'est le sous préfet du Marin qui a pris cette décision suite à la sollicitation du maire et sur la foi de rapports de gendarmerie signalant que l'établissement ne respectait les horaires de fermeture imposés dans la commune. Le propriétaire des lieux estiment que l'avenir de son entreprise est en péril.

    Le bar de Sainte-Luce, le Yes Week-End fermé pour un mois
Le propriétaire du bar Yes week end, O’bryan Henri, tombe des nues. Il ne s’attendait pas à ce que son établissement soit contraint de fermer ses portes pendant un mois. Une décision préfectorale pour non respect des horaires de fermeture réglementaire.

À Sainte Luce, l’heure légale de fermeture des débits de boissons est fixée par arrêté préfectoral, à minuit. Une heure impossible à tenir pour le gérant du bar. "Les Friday Night du vendredi représentent 95% de mon chiffre d'affaires. Si je ferme à minuit tout le monde va fuir et je ne ferai plus de clients. Ils m'ont envoyé un courrier disant que je fais du bruit, que je n'avais pas l'autorisation de faire de Friday Night, alors que j'ai eu un rendez-vous avec monsieur le maire et son adjoint qui m'ont donné une autorisation verbale de pouvoir faire mes soirées", se défend O'brian Henri. Contacté par RCI, le maire de Saint Luce, Nicaise Monrose confirme cette entrevue mais rappelle qu’en aucun cas, il n’a autorisé le propriétaire du Yes week end à outre passer la réglementation. Des horaires stricts de fermeture sont imposés par la préfecture pour empêcher tous troubles à l’ordre public.

Le sous-préfet sévit

Rapports de gendarmerie à l’appui, Jean-Jacques Narayaninssamy, le sous-préfet du Marin, n’a pas eu d’autre choix que de sévir. "Dès lors que je suis saisi par des rapports de gendarmerie et par la mairie, j'ai organisé une enquête entre guillements. J'ai en ma possession un courrier où il dit qu'il respectait les horaires mais force est de constater que les rapports de gendarmerie disent le contraire", dit le représentant de l'Etat.

Pour le gérant du bar, la décision de fermer temporairement son établissement est démesurée. "J'ai un loyer de plus de 1000 euros à payer et un crédit que je paye. J'ai l'électricité, j'ai l'eau, j'ai les charges sociales. Un mois de fermeture administrative ça ne va me servir à rien", confie O'brian Henry. Si le propriétaire du Yes Week end souhaite poursuivre ces Friday Nights, il devra dorénavant demander des dérogations préfectorales pour l’organisation de ces soirées.
Karl Lorand et Olivia Lebrun