Le parvis de l'Eglise de Sainte-Thérèse accueille désormais une messe le dimanche

Par • Mis à jour le 14/01/2017 - 00:57

Près de dix ans après le séisme du jeudi 29 novembre 2007, l'Église de Sainte-Thérèse (Martinique) ne peut toujours pas accueillir ses paroissiens. Mais depuis début décembre 2016, son parvis sert de cadre à deux messes hebdomadaires. Ce dimanche 15 janvier 2017, c'est l'archevêque de la Martinique Mgr David Macaire qui viendra l'animer.

    Le parvis de l'Eglise de Sainte-Thérèse accueille désormais une messe le dimanche
Trois ans après avoir célébré une première messe sur le parvis de l'église, c'était en octobre 2016 lors de la fête de Sainte-Thérèse, Mgr David Macaire revient ce dimanche 15 janvier 2017 pour animer une nouvelle messe pour le plus grand plaisir des paroissiens.

Voilà bientôt dix ans qu'il n'y a plus aucune cérémonie religieuse à l'église de Sainte-Thérèse. L'édifice public, propriété de l'archevêché de la Martinique, ne présente plus, depuis le tremblement de terre du 29 novembre 2007, les conditions de sécurité requises.

Certes l'église d'Emmaüs, à la Zac de Rivière-Roche a été depuis dévolue à l'accueil des fidèles de Sainte-Thérèse. Mais après près de dix ans, les travaux de réhabilitation de ce bâtiment d'architecture post-moderniste n'ont toujours pas commencé. Et certains se sont lasser et s'interrogent.

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Il est vrai que l'estimation du coût des travaux s'élève à plus d'un million d'euros et que des sommes permettant d'entamer partiellement des travaux ont été réunies.

Il n'en demeure pas moins que les plus âgés et/ou ne disposant pas de véhicules pour se rendre à Emmaüs voire à l'église de Saint Christophe se voyaient dans l'impossibilité de se rendre régulièrement à la messe.

Avec l'autorisation de la mairie de Fort-de-France, et depuis début décembre 2016, tous les mercredis à 6 heures 30 et les dimanches à 10 heures, une messe est dite sous un chapiteau. Un cinquantaine de bancs de l'église, soit une capacité de 350 places assises, y a été installée. Insuffisant certes, mais chacun est invité à apporter, outre son missel, son livre de messe, un siège pour être à l'aise.

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Une situation perçue comme un moindre mal et en tout cas satisfaisante aux dires de ces paroissiennes rencontrées ce vendredi 13 janvier 2017 à l'entrée de l'église. Elles étaient en plein nettoyage à grande eau du parvis de leur église sinistrée, heureuses à l'idée d'accueillir l'archevêque dimanche.
Jean-Philippe Ludon
@jpludonrci.