Les écologistes de "Nou Pèp La" ne désarment pas contre le projet de Galion 2

Par • Mis à jour le 20/03/2016 - 20:55

"Nou Pèp la", le mouvement politique créé lors de l'élection à la CTM et des associations écologistes se sont mobilisés de nouveau ce dimanche 20 mars 2016 contre le projet de centrale à biomasse Galion 2, à Trinité. Ils se sont réunis sur le site de construction de l'usine pour manifester leur désaccord.

    Les écologistes de "Nou Pèp La" ne désarment pas contre le projet de Galion 2
Les défenseurs de la nature ont tenu, ce dimanche 20 mars 2016, un "sit-in" sur les lieux où doit être implantée l'usine de production électrique à biomasse, Galion 2 à Trinité. Ce « Grand Forum Citoyen » est à l’initiative de l’organisation politique martiniquaise « Nou Pep La » qui a fait de la contestation de la construction de la centrale à biomasse Galion 2, son combat.

D’après des expertises, notre île ne dispose pas d’assez de biomasse pour faire fonctionner une unité de 39 Mégawatt, comme il est prévu. Pour les écologistes, cette implantation et son fonctionnement affecteront gravement la préservation des ressources naturelles et dépasseront la logique des énergies vertes..

Selon l’expert de l’Agence martiniquaise de l’énergie décarbonnée,
" La Martinique ne peut envisager que 5 Mégawatt sur la biomasse disponible
sans impact sur l’environnement.

« La biomasse est la seule des énergies renouvelables qui est carbonée. Ce qui la rend écologique c’est le niveau d’utilisation de la biomasse. Quand vous utilisez la biomasse sous forme des déchets des activités agroalimentaires, également au niveau de gestion des forêts, à proximité, vous restez dans la logique écologique. On comprend qu’on puisse faire cela dans certains pays européens ou ailleurs dans le monde ; (là) où il y a des forêts, les éléments de la biomasse à proximité et vous les utilisez en proportion de votre pays ».

La réalisation du projet prévue pour 2017, les écologistes tirent la sonnette d'alarme également sur les risques pour la santé de la population.

« On sait bien que quand on brûle de la biomasse, on brûle du carbone, et quand on brûle du carbone, on sort des dioxydes d’azote, de souffre, de CO2, des métaux lourds et des particules fines et ultrafines qui sont le plus dangereux pour la santé », selon José Maurin, expert de l’agence martiniquaise de l’énergie décarbonnée ».

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Veranika Chyhir et Peggy Saint-Ville