OVVV : sécurité routière, le but est de sauver des vies

Par • Mis à jour le 05/08/2015 - 17:17

Organisation Ville Vie Vacances organise des centres aérés sur des stages précis. Cette fois, le thème est la sécurité routière. En plus de sauver des vies, le but est de créer du lien social entre les différents individus et d'améliorer la société.

    OVVV : sécurité routière, le but est de sauver des vies
Douze jeunes âgés de 14 à 18 ans issus des quartiers prioritaires de Fort-de-France se sont portés volontaires pour participer à un stage sur la sécurité routière. Leur formation a débuté lundi 3 août et se termine le vendredi 14 août. Le rendez vous matinal est fixé à partir de 7 heures 30, les différents protagonistes prennent le petit-déjeuner ensemble.

Durant ce laps de temps, les adolescents vont découvrir aux travers d’activités ludiques le code de la route, la conduite des deux roues. Ils vont aussi avoir des conférences sur les addictions et découvrir l’histoire des voitures à travers les âges. Les organisateurs de ces OVVV vont aussi leur faire découvrir différentes villes de notre île comme le Diamant, Sainte-Marie ou les Trois-ilets.

L’organisation de ce stage tombe à un moment opportun. La semaine dernière, en l’espace de quatre jours, il y a eu trois décès et un accident grave de conducteurs de deux roues. Ce qui porte le bilan à dix-huit morts sur nos routes, depuis le début de l’année. Quatorze d’entre eux étaient des motards.

Brandon, 17 ans participe à ce stage. Pour lui conduire un scooter pour la première fois à été un moment unique, qui l’a beaucoup marqué : « J’avais très peur, j’étais très angoissé à l’idée de tomber et de me faire mal. Au final, ca ne s’est pas mal passé. Je ne suis pas tombé, je n’ai pas terminé dans le décor. J’ai eu peur pour rien.
La moto elle va vite. Il suffit d’une seconde, même d’une mini-seconde d’inattention et on peut mourir. Il suffit qu’on porte attention à autre chose pendant un court instant et on peut finir n’importe comment. On peut se retrouver à l’hôpital ou mourir. Alors que si on est concentré, on peut arriver là où l’on va sans pour autant mourir ou être blessé ».

Jean-Philippe Marel est le président de l’association « Objectif Prévention Martinique ». En l’espace de quelques jours, il constate déjà un changement de la mentalité chez certains jeunes : « Il y a une évolution, une prise de conscience de certains qui au fur et à mesure se lâchent, se libèrent et se confient à nous un peu sur leurs expériences au sein de leurs quartiers. Ceci nous permet d’ajuster le programme car il n’est pas figé. Nous l’adaptons par rapport à leurs interrogations. Preuve en est, à l’instant un des jeunes me demande : monsieur est ce qu’on pourrait après les exercices faire du scooter à l’extérieur sur la voie publique ? Nous lui avons répondu que oui c’est possible, bien sûr avec un encadrement. Je vais donc contacter une moto-école pour qu’un moniteur vienne les encadrer pour pouvoir faire un exercice pratique.
Nous voulons faire un travail avec ces jeunes volontaires afin qu’eux au moins soient des relais auprès de leurs camarades de quartier. Le but est qu’ils fassent passer le message auprès des jeunes avec leurs codes de langages que nous ne maitrisons pas. Ils sont vraiment des relais pour nous. »

Xavier Chevalier