Pourquoi les élèves du Nord Atlantique boudent-ils le repas de la cantine ?

Par 23/09/2020 - 07:59
01/01/2020 - 00:00

Des élèves et des parents du Nord Atlantique se plaignent depuis plusieurs jours du contenu des assiettes servies dans les restaurants scolaires. La société chargée de les distribuer assure prendre en compte ces doléances.

    Pourquoi les élèves du Nord Atlantique boudent-ils le repas de la cantine ?

Depuis quelques jours, des photos de plats peu ragoûtants sont visibles sur les réseaux sociaux. Les commentaires qui les accompagnent sont très peu élogieux, s’agissant de l’aspect mais aussi du goût, et parfois même de l’odeur.

"La barquette ne leur suffit pas et surtout ne leur donne pas envie. Ils ont eu droit à du cordon bleu, petit pois, carottes mais le tout ensemble. Le cordon bleu était complètement flasque, baignant dans la sauce. On nous a expliqués que c'était le process par rapport aux mesures sanitaires. On a fait remonter au niveau de la collectivité et à l'entreprise qui fabrique les repas", raconte Mikaëlle Laurent, déléguée de parents d’élèves.

Les clichés ont été pris par des élèves demi-pensionnaires dans certains établissements du Nord Atlantique. Ils se plaignent de ces plats confectionnés par la société DATEX.

Elle livre entre 15 000 et 20 000 repas tous les jours de classe, essentiellement dans le Nord et le Sud de la Martinique.

Depuis la rentrée, DATEX propose des entrées et plats mélangés dans une barquette unique, ce qui donne cet aspect et ce goût particuliers. Cette décision a été prise dans un souci de sécurité sanitaire dans ce contexte Covid 19. "Une barquette thermoscellée qui part d'une cuisine pour arriver dans un réfectoire puis être servie aux enfants permet de supprimer de nombreuses manipulations", explique Muriel Palandry, directrice de Datex.

Au regard des réactions suscitées, les responsables ont décidé de revenir à court terme à la présentation des repas précédente . "C'est vrai que ces barquettes sont conservées en liaison chaude pendant plusieurs heures et que la confusion des saveurs se fait. C'est sûr que le résultat n'est pas le même que celui que le consommateur a l'habitude de recevoir", reconnaît Muriel Palandry. "Nous reviendrons à la case départ, comme nous faisions auparavant pour conserver les repas", ajoute la cheffe d'entreprise.

Une réunion entre la société et la communauté scolaire avait justement lieu hier à ce propos.

Le reportage d'Yvonne Guilon :

 

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