Une plainte déposée par l'Assaupamar pour non-assistance à personne en danger

Par 27/03/2020 - 05:46
01/01/2020 - 00:00

L'association écologiste a déposé une plainte contre l'Agence Régionale de Santé et les deux préfets successifs de la Martinique pour non-assistance à personne en danger et atteinte à la vie.

    Une plainte déposée par l'Assaupamar pour non-assistance à personne en danger
Image d'illustration.

Franck Robine, ancien préfet de la Martinique, aujourd'hui préfet de Corse, Stanislas Cazelles, nouveau préfet de la Martinique et l'Agence Régionale de Santé (ARS) font l'objet d'une plainte déposée le 24 mars dernier par l'association écologiste l'Assaupamar pou non-assistance à personne en danger et atteinte à la vie.

Une plainte contre Franck Robine, parce qu'il n'a pas interdit l'arrivée des bateaux de croisières en Martinique en janvier avant son départ, alors que la mesure a été prise dès son arrivée en Corse. Stanislas Cazelles, pour tous les manquements en terme de sécurité vis-à-vis des Martiniquais. L'Assaupamar considère que les mesures de sécurité contre le covid-19 ont été très tardives et que le gouvernement n'a pas pris la mesure de cette crise sanitaire. L'association accuse les autorités d'avoir accepté la venue des bateaux de croisière sur nos îles et leur reproche de n'avoir pas interdit aux agences de voyage de brader les prix des croisières et par-là, inciter les Martiniquais à partir en voyage, dans la mesure où ces bateaux étaient une source de propagation du virus.

L'association écologiste considère que les Outre-mer n'ont pas été prises en compte dans cette gestion de crise dès le départ. En tout cas, l'Assaupamar espère que cette plainte aura une portée considérable dans "cette quête de justice et de vérité". Au sujet de la Guadeloupe, une plainte sera déposée dès ce vendredi avec les spécificités propres à l'île. Elle sera portée par l'UGTG, le MIR Guadeloupe, le comité international des peuples noirs et d'autres organisations.

L'Assaupamar estime que les Martiniquais n'avaient pas à subir cette crise sanitaire qui s'ajoute aux problèmes existants à savoir les algues sargasses ou encore la chlordécone. Les précisions de Rosalie Gachette, membre de l'Assaupamar :