A quoi ressemblera notre île en 2036 ?

Par 28/12/2020 - 10:30
01/01/2020 - 00:00

En 2021, le projet d’ampleur "Martinique : 36 heures pour demain, an nou fe’y !" entrera dans sa phase active. Il s’agit de mettre à contribution la population martiniquaise et sa diaspora pour imaginer le futur de notre île à l’horizon 2036. Un grand atelier d’une journée et demie se déroulera du 24 au 26 septembre 2021.

    A quoi ressemblera notre île en 2036 ?

Pour ce projet "Martinique : 36 heures pour demain, an nou fe’y !", l’association initiatrice First Caraïbes, présidée par le professeur émérite de psychiatrie Aimé Charles-Nicolas et plusieurs partenaires, dont le groupe de réflexion en Martinique Crifondo, fait appel à l’UNESCO à Paris.

Cette action d’envergure a pour but de faire sortir l'île de son immobilisme et de réunir toutes les générations, tous les milieux sociaux, et des compatriotes résidant sur le territoire ou de la diaspora.  

Pour la première fois en Martinique et à l’échelle d’un territoire entier, l’UNESCO mettra à disposition une de ses compétences : celle d’imaginer et de créer le futur d’un pays, d’une nation. Déjà expérimentée dans le monde, comme sur les Ateliers sur le futur de l’Amérique Noire ou encore le retour des réfugiés syriens, cette technique s’appelle la littératie des futurs.

Dans un premier temps, le travail de préparation consiste à former les animateurs des ateliers. Des volontaires suivront une formation à la mi-janvier en Martinique sous la houlette de spécialistes venus de l’UNESCO, dont Eva Feukeu, directrice adjointe de la Prospective, le département de l’UNESCO qui mène ces ateliers de littératie. 

"La litteratie des futurs, c'est une compétence qui nous permet un premier accès à la liberté. Quand on voit la diminution démographique sur le territoire, la question de la couleur de peau, et des inégalités, on se rend compte que les futurs dominants ne sont pas toujours ceux de la majorité de la population. Il est donc important de libérer nos imaginaires, pour permettre à une pluralité de personnes d'exprimer leur vision du futur pour prendre part à la construction de demain", indique-t-elle.

A l'issue de ce grand atelier de septembre, les idées réalisables recevront des financements de l'organisation mondiale.

Les personnes intéressées peuvent se rapprocher de l’association First Caraïbes, ou se connecter sur la page Facebook de 36 heures pour demain, an nou fe’y !
 

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