Choc frontal à Marie-Galante : l'automobiliste devant les juges

Par Rinsy Xieng 16/04/2021 - 05:00
01/01/2020 - 00:00
Guadeloupe

Souvent, ce sont les comportements au volant ou au guidon qui sont en cause dans les accidents. Illustration encore avec cette affaire jugée ce jeudi. Un automobiliste était convoqué pour un homicide involontaire survenu à Marie-Galante en 2019. Souvenez-vous, un cyclomotoriste de 79 ans avait perdu la vie lors d’un choc frontal avec une voiture. A qui la faute dans ce dossier ? Chacun aurait eu une part de responsabilité. Afin d’y répondre correctement, les juges ont mis leur décision en délibéré au 29 avril.

    Choc frontal à Marie-Galante : l'automobiliste devant les juges

Le 3 mars 2019, vers 10h du matin, un véhicule léger et un scooter se croisent sur la ligne droite reliant Grand-Bourg à Capesterre de Marie-Galante. Chacun est au départ sur sa voie de circulation mais pourtant, le choc survient, d’une rare violence. Le conducteur du deux-roues âgé de 79 ans décèdera sur le coup. Selon les premiers éléments recueillis, l’homme aurait brusquement tourné pour prendre une voie de terre afin de rentrer chez lui, il n’aurait pas regardé avant.

Mais de l’autre côté, l’automobiliste, lui aussi aurait été en tort, il roulait au-delà de la vitesse autorisée, presque 100 au lieu de 80km/h. Ce qui représente 20 mètres de distance de freinage en moins à souligné le procureur adjoint, il a requis 6 mois de prison. Le mis en cause a précisé lors de l’audience, avoir vu la victime saluer des riverains juste avant le choc, sans regarder devant soi. Il n’a rien pu faire. 

Pour la partie civile, le prévenu tente de se dédouaner, le défunt ne peut pas le contredire a indiqué maître Marie-Pierre Balon. De son côté l’avocate de la défense, a expliqué que son client était honnête, sans aucun antécédent ni accident, c’est le cyclomotoriste qui se serait pratiquement jeté sous ses roues au dernier moment, a expliqué maître Julie Figuère. Malgré la présence de témoins ce jour là, personne n’a eu le courage de parler aux gendarmes d’où cette difficulté aujourd’hui pour juger. Le tribunal face à cette délicate situation, a mis sa décision en délibéré au 29 avril prochain.

 

 

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