Des détenus jugés sous haute surveillance

Par 07/04/2016 - 16:20 • Mis à jour le 07/04/2016 - 16:20

L'audience correctionnelle de mercredi était marquée par des dossiers de violences dans le centre de Fond Sarail. Deux agressions graves survenues il y a quelques semaines: l'une contre un surveillant pénitentiaire, l'autre entre détenus. Un important dispositif d'escorte, composé notamment du groupe d'intervention a été déployé afin d'assurer la sérénité des débats, les individus sont en effet connus pour leur implication présumée dans d'autres affaires délicates comme une fusillade lors d'une veillée. 3 prévenus ont écopé de peines allant de 12 à 18 mois de prison supplémentaires.

    Des détenus jugés sous haute surveillance
Le premier dossier traitait de violences contre un fonctionnaire du centre, un gradé de surcroit. Alors qu’il ordonnait à christopher Gane 28 ans de regagner sa cellule mais aussi de remonter son short au passage, le surveillant a reçu des coups de poings pour cette simple remarque. La victime a été frappée au visage, des blessures qui justifient aujourd’hui de 10 jours d’ITT. Il faut dire que le jeune homme n’en était pas à sa première agression, il s'en était pris une semaine plus tôt, à des agents et avait même mis le feu à sa cellule. Un forcené qui a écopé de 15 mois de prison supplémentaires et 1000€ de dommage et intérêt.

Escortés par le groupe d'intervention

Autre dossier, autres protagonistes. Deux détenus de 24 ans s’étaient bagarrés avec de pics artisanaux fin février. L’un d'eux qui devait se rendre au parloir avait enfermé son codétenu dans la cellule. Chose étonnante, le prévenu avait apparemment les clés de la porte ce qui a d’ailleurs surpris le ministère public et les avocats. Joandy Maccow, saintmartinois purge une peine pour des violences armées, il a écopé d’1 an de plus, raphaël Maès est lui en détention provisoire ce qui ne l’a pas empêché d’écoper de 18 mois fermes, l’individu attend désormais son procès d’assises, soupçonné souvenez-vous d’avoir tiré dans une veillée mortuaire à Baie-Mahault. Le jeune homme était sous haute protection du GPI, car il est depuis visé par de multiples menaces dans et à l’extérieur de la prison.