Des violences en prison jugées en correctionnel

Par • Mis à jour le 18/12/2018 - 09:51

De nouvelles violences armées entre détenus jugées lundi après-midi à l’audience de comparutions immédiates devant le tribunal correctionnel. C’est ainsi pour avoir porté plusieurs coups de pics à deux codétenus qu’un prévenu a été condamné à 18 mois d’emprisonnement supplémentaire. Compte rendu d’audience.

    Des violences en prison jugées en correctionnel

Déjà incarcéré pour meurtre,  Julien GORDON, 21 ans, aurait du être libéré en septembre 2020. Ce ne sera pas le cas. Car le 10 septembre dernier, au centre pénitentiaire de Baie-Mahault, prétextant avoir été volé de sa PlayStation, il se venge. Pourtant, à la barre, il indique qu’il n’était pas porteur du pic, mais qu’il l’a pris dans les mains de sa future victime, avant de le frapper dans le dos. Quant au deuxième détenu blessé, il répond, presque ironiquement à la barre « Il s’est blessé tout seul ».

Playstation, champagne...

C’est alors également de façon ironique que le procureur de la République entame ses réquisitions. Je cite, « la version du vol d’une PlayStation, d’un portable où même d’un minibar à champagne, ne peut pas tenir pour des choses qui ne doivent pas se retrouver en prison. Pour demander 2 ans d’emprisonnement ferme, ainsi qu’un mandat de dépôt à l’audience, où cas où une remise en liberté qu’il a sollicité lui soi accordée. Son avocat soulignait le fait que son client était le parfait exemple que la prison ne résolvait rien, lui qui connait la détention depuis ses 16 ans.

Un autre prévenu condamné

D’autant que derrière les barreaux, la violence est la règle. Après en avoir délibéré, les trois juges ont été légèrement en deçà des réquisitions, condamnant Julien GORDON à 18 mois d’emprisonnement supplémentaire, assorti d’un mandat de dépôt à l’audience, pour garantir l’exécution de cette nouvelle peine. Précisons enfin qu’à cette même audience, un autre détenu a été condamné à un an d’emprisonnement supplémentaire, pour avoir été découvert pour d’un pic artisanal. La plaidoirie  de l’avocat était donc pleine de vérité.