Poursuivi pour braquage : 10 mois avec sursis

Par • Mis à jour le 07/06/2019 - 07:35

Deux prévenus étaient présentés sous escorte à la barre correctionnelle, l’un suspecté de vols à main armée, l’autre de complicité de recel. Des faits présumés survenus à Sainte-Anne il y a quelques mois. Mais suites aux explications fournies et grâce à l’avocat, le tribunal a requalifié les poursuites. Ils ont donc écopé de peines avec sursis.

    Poursuivi pour braquage : 10 mois avec sursis

Le principal mis en cause a toujours nié le vol à main armée. La vérité serait toute autre que celle fournie par les présumées victimes qui ne se sont pas présentées à l'audience. A la base les gendarmes de Sainte-Anne, enquêtaient depuis novembre sur l’attaque au pistolet, d’un groupe de jeunes, non loin de la plage. L’un d’eux s’était fait dérober ses bijoux et sa sacoche, le canon sur la tempe. C’est en faisant des recherches tout seul sur internet, que ce dernier tombe un jour, comme par hasard sur un clip musical avec son soit disant agresseur. Il en averti immédiatement les militaires, qui par la suite procèdent à une descente musclée suivie de perquisitions.

Des rivalités entre communes 

Le supposé braqueur loge chez un cousin, lieu où un fusil à pompe est retrouvé, mais pas d’arme de poing. Les deux jeunes sont interpellés manu militari, mais à la barre, celui que les victimes accusaient, a livré une autre version. Il se promenait avec sa copine quand il a été pris à partie par le groupe, l’un des saintannais en question lui aurait dit qu’il n’a rien à faire dans sa commune, ils savent qu’il est chanteur rappeur à Pointe-à-Pitre.

Une défaite mal acceptée ?

Le ton serait monté avec à l’issue une bagarre à mains nues. En prenant le dessus, le prévenu aurait récupéré les effets personnels de son adversaire pour l’humilier. Une thèse soutenue par maître Edouard Lenthiez pour la défense, avec témoignages à l’appui. Le braquage a donc été requalifié en simple vol sans arme, justifiant de 10 mois de prison avec sursis, et 1000€ d’amende pour le cousin qui détenait un fusil illégalement chez lui.