Calendrier judiciaire : des conséquences sur les prochaines élections ?

Par 13/05/2021 - 13:53 • Mis à jour le 13/05/2021 - 13:46

Retour sur ces démêlés politico-financiers qui ont ébranlé l'actualité locale ces derniers jours. Les gardes à vue de la Présidente du Département et du Président de Région. Rappelons que pour l'heure, aucune charge n'a été retenue à leur encontre. Mais les investigations se poursuivent. Un calendrier judiciaire qui tombe en pleine campagne électorale notamment pour trois candidats plus ou moins annoncés.

    Calendrier judiciaire : des conséquences sur les prochaines élections ?

La présidente du Conseil Départemental tout d'abord était convoquée mercredi 5 par la brigade financière, soupçonnée de prise illégale d'intérêt, accompagnée entre autres, d'une de ses vices-présidentes. Il lui était reproché un recrutement au sein de l'Office de l'eau. Une décision depuis annulée par le tribunal administratif suite à une plainte de la CFTC. Mais Josette Borel-Lincertin devait s'expliquer sur le volet pénal. Après 10h d'audition, elle était ressortie libre et sereine selon son avocat, aucune charge n'a été retenue à sa sortie. 

Moins d'une semaine plus tard, c'était au tour d'Ary Chalus d'être convoqué par les mêmes services mais dans une toute autre affaire, les policiers de la DZPJ voulaient sur demande du parquet de Basse-Terre là aussi, l'interroger sur des soupçons liés à une campagne datant de 2015. Son audition aura duré plus longtemps, 34h au total mais a également abouti sur une remise en liberté sans aucune charge. À l'issue, certains journalistes ont été ciblés par des insultes voir des menaces de la part de soutiens. 

Dans ces deux affaires, cela ne veut pas dire que les choses sont terminées, les investigations continuent avec peut être des suites judiciaires ou un simple classement, les magistrats décideront s'il y a lieu à poursuivre en comparant les dépositions. 

Autre candidat déjà annoncé, dans le viseur de la Justice, Max Mathiasin qui en septembre dernier avait fait l'objet d'une mise en examen, dans un des volets de la caisse des écoles de Pointe-à-Pitre dont il était le directeur en 2014. Cela concernait des véhicules. Le député était lui aussi ressorti libre et surpris du bureau du juge, cette fois. Tous demeurent présumés innocents. 

Cette actualité ne doit pas faire oublier le débat électoral avec les enjeux qui en découleront; des sujets de fond, de société. Des problématiques économiques ou sociales chères aux Guadeloupéens. Alors peut-on craindre une quelconque influence sur le vote et les choix de la population ? En tout cas, le débat public notamment sur les réseaux sociaux est pour le moins vif depuis quelques temps. Entre opposants qui trouvent qu'un sujet n'est pas assez traité ou partisans qui pensent que les médias en font trop ? C'est aussi ça le jeu démocratique, il y aura toujours des mécontents de part et d'autres.

Rappelons que ce n'est pas la première fois que des procédures judiciaires sont engagées avant des élections de diverses natures, pas forcément qu'en politique, que ce soit sur le plan local ou national. L'important est de rapporter des faits de manière la plus objective avec le plus de vérifications possibles et non pas de simples rumeurs ou spéculations, libre ensuite à celui qui l'entend de se faire son propre avis car comme dit la formule : rien ne sert de tirer sur un messager...

 

 

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