"Mon heure n'était pas encore arrivée" : le témoignage d'un survivant du COVID

Par 10/05/2021 - 11:02

Il a 55 ans. Au mois de septembre dernier, il a contracté le coronavirus. En l’espace de trois jours, cet ancien sportif encore très actif, a vu sa vie basculer. Placé en coma au service de réanimation, au mois de septembre, il ne rentrera chez lui qu'au mois de décembre. Le quinquagénaire revient sur son parcours et les longs mois de rééducation.

    "Mon heure n'était pas encore arrivée" : le témoignage d'un survivant du COVID
Photo d'illustration : Source @Freepik

Afin de préserver son anonymat, nous l'appellerons Roger. Il a 55 ans. Au mois de septembre dernier, il a contracté le coronavirus. En l’espace de trois jours, cet ancien sportif encore très actif, a vu sa vie basculer. Son état s’est rapidement dégradé et il a été placé en coma au service de réanimation du CHU. Roger a passé près d’un mois dans le coma dans ce service qui prend en charge les patients dans un état critique.

"Lorsqu'on est dans le coma, c'est pratiquement qu'on est déjà mort...Dans les environs, tout le monde, partout, on disait que j'étais mort, mais je suis là" 

A son réveil, après 22 jours de réanimation, l’homme sait qu’il a frôlé la mort. Roger a en effet perdu 21 kilos, a du mal à parler à cause de l’intubation et ne peut pas marcher, mais il est en vie.

"Lorsqu'on est dans le coma c'est pratiquement qu'on est déjà mort (...) Moi, mon heure n'était pas encore arrivée, dans les environs tout le monde, partout, on disait que j'étais déjà mort mais je suis là" explique Roger avec le sourire.

Cette épreuve a marqué cet ancien sportif. Mais le combat est alors loin d'être terminé pour Roger. Hospitalisé le 1er septembre 2020, il ne rentrera chez lui que le 18 décembre 2020. 

 Par la suite, le quinquagénaire a en effet passé un mois en soin de suite et de réadaptation au CHBT puis un autre mois à l’hôpital Maurice Selbonne où il a enfin pu quitter son fauteuil roulant et recommencer à marcher. Il tient d'ailleurs à rendre hommage aux soignants qui l'ont accompagné dans cette bataille et notamment à ceux de l'hôpital Maurice Selbonne, qui selon lui, l'ont "remis sur pied". 

Neuf mois pour retrouver la forme

Neuf mois après cette épreuve, Roger va bien. Il a repris le sport et attend avec impatience l’autorisation de la médecine du travail pour reprendre son activité professionnelle. Il revient pour RCI sur son parcours et les longs mois de rééducation.

Après cette expérience, Roger appelle tous les Guadeloupéens à prendre leurs précautions. " Cette maladie est vraiment dangereuse, elle détruit, elle ne rend pas service"

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