Les vols en magasins, une réalité

Par • Mis à jour le 27/04/2015 - 13:12

Le vol à l’étalage est monnaie courante dans nos supermarchés ; bouteilles d’alcool, produits cosmétiques vêtements ou encore accessoires de mode. Les vols et pertes de marchandises dans les magasins en France s’élevaient à 4,4 milliards d’euros en 2013. Afin de lutter contre le phénomène, les grandes surfaces n’hésitent pas à investir en faisant appel à des agents de sécurité, ou encore en installant des caméras de surveillance.

    Les vols en magasins, une réalité
Vendredi après-midi, 15h30...Nous sommes à Hyper U Galléria, un jeune homme vient tout juste de se faire embarquer par la police. Il a volé deux bouteilles de champagne. Ce scénario, c’est le quotidien de Jean-Charles Langlade, agent de sécurité depuis 12 ans déjà. 5 vols, 10 vols, le nombre de larcins varie, "ça dépend de la journée" explique t-il. Sur le mode opératoire mis en place par les voleurs, l'agent de sécurité reste assez vague "il y a ceux qui mettent dans leur short, ceux qui mettent dans leur sac..."

Des produits variés

Les produits volés sont variés : matériel informatique, cosmétiques, produits d’hygiène mais plus surprenant encore, de la viande ou encore des produits surgelés.

Aujourd’hui, tous les produits sont susceptibles d’être volés et contrairement à certaines croyances il n’existe pas de profil particulier concernant les voleurs. Une femme bien habillée peut susciter autant de vigilance qu'un jeune par exemple. "De nos jours les femmes volent beaucoup, il y a aussi les gens qui sont bien habillés." précise Rudy Alibo, employé chez Carrefour Cluny.

Ces petits vols à l’étage représentent de grosses pertes d’argent pour les supermarchés. Les enseignes n’hésitent pas à investir dans divers outils liés à la sécurité."Nous avons un système video, nous avons aussi des systèmes spéciaux en fonction du produit." explique Pierre Garsi, responsable sécurité à Hyper U Galléria.

En fonction de la gravité de l'acte et du profil de l’auteur, le vol peut être passible de 3 ans de prison et de 45 000 euros d’amende.

Audrey Ollon et Clara Vincent