La bande de cambrioleurs à la disqueuse jugée au tribunal

Par 19/03/2021 - 07:53 • Mis à jour le 19/03/2021 - 07:50

Souvenez-vous de ces spectaculaires cambriolages commis en 2019 à l’encontre de 2 bijouteries de Pointe-à-Pitre puis une tentative à la Poste du Lamentin avec toujours le même mode opératoire : l’utilisation d’une disqueuse pour découper les rideaux de fer. 11 prévenus étaient escortés à la barre correctionnelle ce jeudi pour répondre de ces faits. L’équipe "à tiroir" a écopé de peines allant 8 mois avec sursis à 5 ans de prison dont 3 fermes.

    La bande de cambrioleurs à la disqueuse jugée au tribunal

C’est grâce notamment à des renseignements anonymes, des publications whatsapp et des écoutes téléphoniques que les suspects ont pu être identifiés puis interpellés au fur et à mesure. Tout d’abord, en juin 2019, la bijouterie "Tout l’or du monde" avait subi une attaque, préjudice estimé plus de 270.000€. Un mois plus tard ce fût au tour de "la Minaudière" de subir le même sort, 200.000€. Le butin, principalement des bijoux et des montres de grandes valeurs. 

Placés sous surveillances par les policiers suite à des signalements, deux ou trois jeunes sont pistés, leurs faits et gestes sont scrutés. En septembre de la même année, une patrouille de gendarmerie surprend des malfaiteurs à la Poste du Lamentin, en train de découper un distributeur automatique. L’enquête menée par un juge d’instruction, permettra de faire le lien entre ces différentes affaires, en plus d’un cambriolage chez Europhone à Jarry avec un vol à 30.000€.

C’est ainsi que lors de leurs auditions, les mis en cause ont en majorité reconnu leur plus ou moins implication. Une équipe "à tiroir" comme on l’appelle, avec des talkies-walkies et des cagoules, ce n’était pas toujours les mêmes qui œuvraient à chaque sortie nocturne. A l’audience, un seul était convoqué libre sous contrôle judiciaire, le reste détenu provisoirement. 

Il y avait de tous les âges, de 20 à 40 ans, certains au chômage, d’autres ayant pourtant des entreprises de terrassement, des bars ou diplômés sans casier. Ils ont reconnu avoir commis une "erreur de parcours" dans leur vie. La défense en nombre parmi lesquels maître Erosi, Pierre-Louis ou Hatchi ont brillamment tenté d’atténuer les sanctions. Le tribunal a prononcé des peines allant de 8 mois avec sursis à 5 ans de prison dont 3 ans fermes à l’encontre de la bande.

 

 

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